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Jean Greisch nommé professeur honoraire à la LSRS

Philosophe luxembourgeois, Jean Greisch est incontestablement l’une des grandes figures contemporaines de l’herméneutique et de la phénoménologie. Ses travaux articulent la raison et le sens avec les expériences religieuses et esthétiques.

En 2025, les archives de Jean Greisch ont été déposées, recensées et rendues accessibles à la LSRS, en collaboration avec les Archives diocésaines.

En 2026, le Grand Chancelier de la LSRS, le cardinal Jean-Claude Hollerich, l’a nommé professeur honoraire de la LSRS. C’est un honneur pour la LSRS que Jean Greisch ait accepté cette nomination.

Le 15 juin 2026, il a donné sa leçon inaugurale dans le cadre de cette nouvelle fonction. Intitulée « Un cœur qui parle au cœur et à la raison : relire Newman aujourd’hui », elle sera prochainement publiée dans la collection « The Ampersand » de la LSRS.

La laudatio du professeur Jean Greisch a été prononcée par le professeur Christian Doude van Troostwijk.

Parmi les invités figuraient plusieurs anciens étudiants, notamment le cardinal Jean-Marc Aveline, Mgr Joseph-Marie Ndi Okalla, évêque du diocèse de Mbalmayo, ainsi que la professeure Annie Kunnath, actuellement professeure invitée à la LSRS.

À la fin de la cérémonie, Jean Greisch a exprimé ses remerciements en ces termes :

« Fidèle à une pratique coutumière du bon pape François, je répartis mes brefs mots de remerciement sous trois rubriques.

  1. Le premier mot qui me vient à l’esprit est, bien entendu, le mot “reconnaissance”. […] En guise de remerciement et de contre-don, je me permets de vous offrir trois de mes livres. Bien sûr, vous n’êtes pas obligés de lire ces livres. […] Mais si je peux quand même me permettre une petite suggestion, ce serait de jeter un coup d’œil au chapitre qui traite de la vertu herméneutique de l’humour. C’est l’arme modeste qui nous permet de résister au cynisme des puissants et aux paranoïaques qui se prennent trop au sérieux et sont incapables de remettre leurs certitudes en question.
  2. Mon deuxième mot de passe est “transmettre”. […] Au soir de ma vie, alors que les ombres commencent à s’allonger, il me semble pouvoir dire que j’ai toujours maintenu le cap sur le désir et la passion de transmettre. Même si je suis depuis longtemps à la retraite — mot dont je n’ai toujours pas compris le sens ! —, cette passion demeure aussi vivace que dans ma prime jeunesse. […]
  3. Mon troisième et dernier mot de passe est un mot double : proximité et amitié. […] “L’homme heureux a-t-il besoin d’amis ?” Oui, cher Aristote, tu m’as appris qu’il en a besoin, non seulement parce que l’amitié est un maillon essentiel du désir de la vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes, mais aussi pour qu’une réunion cérémonielle comme celle qui nous réunit ce soir se transforme en fête de l’amitié. »

Retrouvez ici le texte intégral des remerciements de Jean Greisch.

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