700 ans après le procès d’Eckhart, l’un des plus grands théologiens du XIV siècle et le numéro deux de l’Ordre dominicain, nous avons la chance de pouvoir réouvrir le dossier. Non seulement une importante partie des Actes a été éditée scientifiquement et traduite en français, mais nous disposons aussi aujourd’hui d’une grande partie de l’oeuvre d’Eckhart si bien que nous pouvons situer les propos incriminés dans leur contexte. Il en ressort que, dans ses deux moments, à Cologne et à Avignon, ce procès n’est pas sans faire difficulté. Ainsi il est mené par l’archevêque de Cologne, alors qu’en tant que dominicain, Eckhart ne relève pas de sa juridiction. De plus, il résulte de la jalousie de deux dominicains : Hermann de Summo et Guillaume de Nidecke, qui ne semblent pas avoir compris les propos d’Eckhart. Puis, lorsque le procès est renvoyé à Avignon pour une plus grande objectivité, Eckhart ne comparaît pas. Au cours de cette conférence, Marie-Anne Vannier, spécialiste internationalement reconnue d’Eckhart, essayera d’élucider les zones d’ombre du procès d’Eckhart. Elle recherchera ce qui lui est vraiment reproché et qui a eu pour conséquence de jeter l’Interdit sur son oeuvre. A-t-il été avance sur son époque, voire un précurseur de Vatican II ?
Cette conférence inaugure la journée d’études sur le procès d’Eckhart qui se tiendra le lendemain à la LSRS.
La conférence sera suivie d’une réception.
Le flyer de la conférence peut être consulté ici.


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