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Books on the Screen
Prof. Dr. Christian Illies (University of Bamberg)
Kantor is a magician of painted stories. His brush is his wand, the paints his charms. He fills the screen with grand narratives, full of surprises and emotions, allusions, thoughts, questions and even possible answers. Moreover, in The Last Judgment, the red – and blue, orange, yellow and black – thread is arguably a reflection on reading and stories. We find not merely figures of biblical tales, the title of the picture itself is taken from the Book of books. And four prominent readers are depicted: The Day of Judgment, the crack of doom has come, and they look at their books. Are they deaf, lost in their fantastic worlds? Or is it all going on merely in their books? Or is reading the original sin? Bosch paints in his Last Judgment the blast of trumpets, that heralds the coming of the Lord, in an apocalyptic world of obscenities and cruelty – Kantor portrays readers in a scene of domestic peace instead. Thus, the picture invites us to wonder what reading, what stories ultimately mean, sub specie aeternitatis. The picture itself suggests a fascinating answer that is worth being explored.
Livres sur l’écran
Kantor est un magicien des histoires peintes. Son pinceau est sa baguette, ses couleurs ses charmes. Il remplit l’écran de récits grandioses, pleins de surprises et d’émotions, d’allusions, de pensées, de questions et même de réponses possibles. De plus, dans le Jugement dernier, le fil rouge – et bleu, orange, jaune et noir – est sans doute une réflexion sur la lecture et les histoires. Nous ne trouvons pas seulement des figures de contes bibliques, le titre de l’image elle-même est tiré du Livre des livres. Et quatre lecteurs éminents sont représentés : Le Jour de la Rétribution, l’effondrement du destin est arrivé, et ils regardent leurs livres. Sont-ils sourds, perdus dans leur monde fantastique ? Ou est-ce que tout cela se passe simplement dans leurs livres ? Ou la lecture, est-elle le péché originel ? Bosch peint dans son Jugement dernier le son des trompettes qui annonce la venue du Seigneur, dans un monde apocalyptique rempli d’obscénités et de cruauté – Kantor dépeint plutôt les lecteurs dans une scène de paix domestique. Ainsi le tableau nous invite à gagner ce que la lecture, ce que les histoires signifient en fin de compte, sub specie aeternitatis. L’image elle-même suggère une réponse fascinante qui vaut la peine d’être explorée.

Christian Illies, Prof. Dr. habil., Chair of Philosophy, University of Bamberg. – Christian Illies, Philosophische Anthropologie im biologischen Zeitalter. Zur Konvergenz von Moral und Natur, Frankfurt a. M., Suhrkamp, 2006; Christian Illies, Philosophy of Architecture, Cambridge, Cambridge Architectural Press, 2014.
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