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12 décembre 2019

Mot d’accueil à la conférence du Pr Khalfaoui

Bonsoir Mesdames et messieurs, et merci de votre présence à cette conférence qui vous sera proposée par M. le professeur Mouez Khalfaoui, professeur de droit islamique à l’Université de Tübingen.

Je me présente : Daniel Laliberté, directeur du Département « Religion, communication, éducation » à la Luxembourg School of Religion & Society.

Je lasserai dans quelques instants à mon collègue Alberto Fabio Ambrosio le soin de vous présenter plus en détails notre invité, ainsi que l’arrière-plan et les enjeux qui sous-tendent la réflexion du Professeur Khalfaoui sur la théologie musulmane.

Mais laissez-moi d’abord vous dire un mot sur la LSRS qui a invité le Pr Khalfaoui dans le cadre d’une convention de collaboration entre notre institution et l’Université de Tübingen.

La LSRS est une institution née au sein de l’Église catholique en 2015. Elle ne craint pas d’affirmer cette appartenance institutionnelle. Cependant, comme son nom l’indique, les thèmes de réflexion qui lui sont chers se situent précisément à l’interface entre Religion et Société. Notez la forme de ce signe « & » (qu’on appelle en français « esperluette ») : son tracé même exprime les liens qui sont déjà noués, ou encore ceux qu’il faut toujours mieux établir, entre « Religion » et « Société ».

Le Luxembourg est à cet égard un terrain d’observation particulièrement intéressant : d’une part, en plein cœur de l’Europe, c’est un pays clairement laïc, dont les changements législatifs dans les rapports entre l’État et les divers groupes religieux, survenus dans les dernières années, sont en fait l’inscription légale d’une vague de sécularisation qui travers cette société depuis un certain temps déjà.

Mais d’autre part, la diversité ethnique et culturelle qu’abrite ce pays en fait en même temps le point de rencontre de conceptions de l’homme, du monde et de Dieu fort variées.

Ainsi, s’intéresser aux liens entre religion et société au Luxembourg n’a rien de banal ou d’anachronique. Nous sommes là au cœur des nécessaires efforts pour apprendre à toujours mieux vivre ensemble.

C’est donc dans cette optique que la LSRS veut offrir ce que, en toute modestie, elle sait le mieux faire : « théologiser », non pas dans le sens de fournir des réponses toutes bien ficelées à des questions que, bien souvent, les gens ne se posent même pas mais, au contraire, mettre en œuvre des processus et des outils de réflexion pour comprendre les défis qui se posent aux hommes et aux femmes qui composent cette société et comment Dieu, ou plus précisément ce qu’on DIT de Dieu, peut contribuer à faire face à ces défis et à y faire germer toujours plus d’humanité.

Vous aurez donc compris que ce « théologiser » ne peut pas se faire en vase clos, « là-haut », mais qu’on doit constamment être en interrelation, qu’on a constamment besoin de l’AUTRE, l’autre qui parfois nous ressemble, l’autre qui souvent est différent, mais toujours l’autre qui évolue dans le même espace que nous.

La rencontre de ce soir en est un bel exemple : car il s’agit précisément d’un rendez-vous avec quelqu’un qui représente « l’autre » à plusieurs égards, avec à la fois les joies et les tensions que représente la présence, encore assez récente ici, de l’Islam. Et précisément d’un Islam qui veut aussi prendre cette posture du « théologiser ».

Nous n’en sommes peut-être pas tous conscients, mais il s’agit là pour eux d’un réel défi, que je laisse maintenant à mon collègue Alberto le soin de vous présenter.

Merci encore de votre présence et bonne soirée.

 
LUXEMBOURG SCHOOL OF RELIGION & SOCIETY
LSRS – Centre Jean XXIII
52 rue Jules Wilhelm
L-2728 Luxembourg

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